Mon Paris...

P'tit bout d'amour,
Sirop d'ma rue,
Mon coeur est gourd,
Quand j'te vis plus.

dimanche 10 novembre 2013

Mourir pour vivre enfin,


 Tristán e Isolda, Rogelio de Egusquiza (1845-1915). Musée des Beaux-Arts de Bilbao.



À mon Yseult,

Que n’êtes-vous point là, Dame, pour me chérir, 
Et pallier de vos mots mon instant de mourir, 
Irisant du sourire, qui me fut horizon,
Le venir de demain qui me serait prison. 

Aurai-je donc pêché, vous aimant par trop mal,
Ne fus-je donc assez la musique du bal
Qui vous semblait porter à cette quintessence,
Et dont vous étiez fleur en sa plus belle essence ?

Mais je sais le pardon que je vous dois offrir,
Vous qui m’avez quitté en le plus noir souffrir.
Que de lunes levées sans que je vous ressente
À mon côté, perdu, tant vous m’étiez absente. 

En ce demain d’espoir, je saurais reconnaître,
La haut en les prairies où il fait si bon paître, 
Votre galbe de soie, et, enfin nous vivrons
L’univers que sera notre seul unisson.

Ouvrez le ciel, Madame, et dites à Saint Pierre, 
Qu’est monté de la terre l’humus de notre lierre, 
Que Tristan pleure Yseult et que seul en sa nue, 
Se pourra vivre enfin la passion absolue.  


Que je vous aime, Yseult. 




 


"Le roi Marc’h prend la mer, ramène les corps des amants et les fait inhumer en Cornouailles, l’un près de l’autre. 
Une ronce pousse et relie leurs tombes. 
D’autres disent que c’est un rosier qui fleurit sur la tombe d’Yseult et une vigne qui orna celle de Tristan, et tant ils sont liés l’un à l’autre que quiconque ne sut et ne saura les séparer....  "

mardi 29 octobre 2013

Souvenir de jeunesse,






Quand le temps n’est que « passe »,


Dans les phares d’la vieille caisse,  en bordure du boul’vard,
J’les voyais les nanas, ras l’bonbon, pleines de fard.
Et dans ct’univers glauque aux forts relents d’alcool,  
La misère se vautrait, caniveau vitriol. 


C‘était monde luxure, faux calice, pas d’pitié, 
Où qu’les femmes valent rien, même pas au mont d’piété, 
Des Ginette aux seins lourds et aux cuisses souillées,
Qui bradaient pour trois sous leurs envies saccagées,


Un terrain vague d’espoirs, crevés à coup d’talons,
Pour quelques billets gras, gagnés à coup d’satons,
Les ventres défoncés à coup d’mecs dégueulasses,
Qui lâchaient en rotant leur foutre et propos crasses,


A l’arrière d’une bagnole ou bien contre un poteau, 
La bouteille dans la poche, pour après, un peu d’eau,
Et la chaîne de l’amour, la tournante du frisson, 
Pour même pas un sourire en r’mettant son caleçon.


Et ça durait la nuit  jusque lune palisse,
Alors, elles remettaient sur l’cul une pelisse,
Elles s’tapaient un r’montant avant d’rentrer chez Elles, 
En s’rapplant leurs quinze ans, quand c’est qu’elles étaient belles.  


Dans les phares d’la vieille caisse, au milieu du boul’vard,
Y’en a qui dev’naient hyènes, l’regard genre qu’est hagard, 
Quequ’fois,  l’Une d’Elles manquait, malade, crevée : qui sait ? 
Dès l’lend’main, une nouvelle enfilait le harnais.   


Hé, dis-moi, la nana, tu m’fais quoi pour cent balles ?
Tout près, un mec gerbait… Pour c’prix là, carnaval !
Du haut d’mes quinze balais, j’avais les larmes aux yeux,
Jamais, j’les oublierai, mes Oubliées des cieux.


liedich


dimanche 6 octobre 2013

Vivre n'est rien...



A Toi, ma douce Amie.


L’ultime enterre et ment, 


Allez viens, il fait froid, mais que bel est l’instant, 
Même si le blizzard par la vitre cassée,
Ne rendra mon corps ivre comme j’aurais aimé,
Qui t'offrirait passion de mon coeur pantelant.

Allez viens, on est gueux, mais nous sommes partages
Bien plus que l’anneau d’or que tu n’auras jamais ;
Le galbe de tes hanches est un tel doux harnais
Que pour t’aimer vraiment, il me faudra mil âges. 

Allez viens, baignons-nous ensemble de misère, 
Et faisons des noirceurs les plus purs lumignons ;
Embrasons de l’amour l’immense passion 
Qui vaut tant au regard du simple anneau de fer.


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Allez viens... mais je meurs... Vis, Ô ma tendre Belle, 
Cultive en ce bas monde le jouir de l’instant. 
Je t’enverrai du ciel le plus étincelant
Des rayons irisant notre demain fidèle.

Et quant au premier jour du soleil de toujours,
Je te tendrai la main pour l’ultime voyage,
S’écrira, lettres d’or, cette première page
Qui sera l’infini de toutes nos amours.  


liedich 



vendredi 6 septembre 2013

Vile trompaille,




Lire et voir la vidéo ou voir la vidéo et lire,
Monter le son et  double-clic sur la vidéo,
Putain de merde... Je pleure.
Comme un psycho-pété.






Je pleure au seul penser des corps qui se « lascivent* » 
Aux caresses qu’ils offrent de façon concessive,  
Simulant bel échange où l’illusion allume
Mille feux  dont les cendres ne sont que l’amertume.


Je crie à mascarade de ce mot qui enflamme,
Offrant un arc en ciel à l’allure sésame,
Tant je sais le partage, avec le seul soi-même,
Le seul chemin suivi dans une vie carême.


Je jette discrédit sur cette hypocrisie 
Où le mensonge règne aux cieux de l’infamie, 
Où le sourire est fourbe et la jouissance feinte


Pour souiller une couche de vile joie empreinte.
Je crache sur l’humain, qui au nom de passion,
Écrit l’anthologie de la vaine illusion. 


Aimer n’est que  juron. 




Trompaille : de tromper, dictionnaire liedich
* lasciver : de lascif, dictionnaire liedich  




samedi 17 août 2013

Là ou l'amour chantoit,



Pardonnez mon absence et merci de vos sollicitations.
Vous êtes aimés.





Et bien voilà, j'ai découvert le Château de la Motte près Noailly Loire et j'en suis tombé amoureux....
Nous en avons même réalisé le livret...
Extrait.



Là où L’amour chantoit...

« Le troubadour dans son enfance 
Douce chanson d’amour chantoit,
Mais quand ce vint l’adolescence, 
L’amour à son tour il faisoit. »

Et il choisit d’hymen offrir,
En gloriette de l’étang, 
Y déposa les mots charmants
Que timide Elle vint cueillir.

Lors, il « douça* » chaque pétale
Que Reine Fraîcheur lui tendit,
Et en fit un bouquet de voile, 
Qui leur fût un ciel de lit. 

Naquit de l’instant fol amour
Un bouquet des plus embaumés,
Qu’ils rangèrent au  « Bonheur du jour »* 
En souvenir des temps passés.

Quant à l’instant d’ultime orée,
Ils en ouvrirent le tiroir, 
Le bouquet de douceurs fanées 
Leur offrit passion en miroir.

A la Motte il est gloriette,
Qui lors est oasis beauté. 

* Doucer : dictionnaire liedich                          * Bonheur du jour : petit secrétaire



liedich