Mon Paris...

P'tit bout d'amour,
Sirop d'ma rue,
Mon coeur est gourd,
Quand j'te vis plus.

vendredi 20 janvier 2017

Ce matin,







Ce matin, j’ai frissonné d’un allegretto, j’ai souri à un sentiment, j’ai longuement prêté l’oreille à une caresse, j’ai dessiné une arabesque, j’ai chanté le profond d’une source...

Mes yeux se sont clos. Mon sang est devenu de l’eau que nous avons échangée. Mes bras se sont tendus pour mieux t’enlacer à l’intérieur de toi même. Mon souffle s’est fait tempête en la jouissance de ta peau. 

Je t’ai souri.

Et la vie a continué de m’offrir la sérénité de ce qu’ils appellent : l’âge.

Aujourd’hui qui n’existe pas, l’on m’en a dénombré 66.

66, de ces années qu’ils se plaisent à compter avec tristesse, regrettant celles qui sont passées, craignant celles qui ne viendront peut-être pas et oubliant que l’instant présent est le seul bouquet de parfum dans lequel il faut savoir vivre l’évanescence.

66 de ces années, inventées pour mieux faire fuir les hommes, faner les Femmes et ternir la virginité des enfants.

66 de ces années, crées pour asservir.

Alors, je vous dis, là, ici et maintenant : posez votre coeur. 

Oubliez, au long d’un sourire, que la seule chose qu’il convient de laisser couler est une larme d’amour, car lui seul est la réalité qui fait battre votre coeur. 

Puisse votre regard se fondre avec l’horizon, car lui seul vous offrira l’epsilon qui vous sera quintessence.     

Puisse votre palais s’enflammer de mille baisers ardents.

Puissent vos sens résonner d’un long concerto pour sourire, choeur de coeurs, et orchestre de plénitude.

Puissent vos mots n’être que pétales.

Puisse votre vie n’être que bruissement du vent de joie dans les ramures de vos plaisirs.

Non, je n’ai pas 66 ans. 

Un seul printemps peut-être. Celui que m’a offert Maman, assise là, près de moi.
Celui que, Toi de moi, tu sais faire refleurir à chaque lever du soleil.

À vous qui êtes passés par là, je ne puis qu’offrir le glissement de l’archet sur le violon douceur de votre vie.


Merci à Vous d’exister. Michel.

dimanche 3 avril 2016

Quand ta main n'est que lyre,

Photo Snapchat _ Collection personnelle, liedich


«Pauvre mec mon pauvre Pierrot 
Vois la lune qui te cafarde 
Cette Américaine moucharde 
Quґils ont vidée de ton pipeau»...
Léo Ferré, Le chien...



Quand ta main n’est que lyre,


J’ai grandi en ton sein et m’ont poussé des ailes, 
Moi qui vivais ton corps comme escouades frêles : 
J’ai béni le matin qui dormit de mon nu, 
M’offrant mille caresses tel un suave ru.

L’onde m’a surpassé et de ses douces vagues,
J’ai aimé le ressac et l’écumeuse dague,
Qui mon être fendit, comme une plage offerte,
Où je jouis de ton corps en sa folie experte

Mon être en ta semence a vécu un printemps,
Et je n’aurai de vie dès lors qu’en contretemps,
Tant le besoin de Toi ne m’est plus que désir

De vivre, jour à jour, de ton seul élixir.
Je suis un pauvre mec, l’on dit «pauvre Pierrot», 
Mais je n’ai symphonie qu’au son de ton «pipeau». 



liedich le deuxième d’avril 2016, ev

lundi 19 octobre 2015

L'arbre à mots

Une oeuvre d'Annick SAMAUROW, Collection personnelle





Choisir des lettres à ordonner,
Dans un sens, puis, en sens inverse :
Peut-être que vous obtiendrez
Une pluie d’amour en averse.

A moins que vous ne préfériez,
En la corne de l’abondance 
En jeter plus pour y créer
Encore meilleure assonance.

Mais vous pourriez tout aussi bien,
Planter en l’humus du savoir,
Des semis de déliés et pleins
Dont l’espoir soit seul arrosoir.

A y regarder vous pourriez
Voir germer l’homme aux mille branches,
Dont les fleurs seraient mot choyés
Au sein desquels le coeur s’épanche.

Ils pourraient se fondre en racines,
Joignant le creuset de la terre, 
Pour offrir aux êtres comptines,
Irisant les plus doux parterres.

Au choeur des symphonies de mots, 
Des coeurs joints en folle prière,
Le monde deviendrait écho,
De bonheur en mille clairières,

Pour que maux ne soient plus que mots.



liedich le vingt-cinquième de septembre 2015,

jeudi 6 août 2015

Ombre de Toi,


A Fanfan, Florence, Noëlle,
A qui sait aimer,
A la vie qui se meurt.



Quand mon verbe mourra de ta cruelle absence, 
Quand se sera ridée la soie de mon enfance, 
Les yeux levés au ciel, je replierai mes ailes 
Et le cœur chaviré, te dessinerai, Celle : 
  
Qui est parfum de pluie, 
Qui est cristal d’envie, 
Dont tant j’admire l’âme, 
Qui me fut belle Dame, 
En chaque de mes nuits, 
Dont même l’OMBRE luit. 
  
Quand mon verbe mourra 
De l’absence de Toi. 

  

  

liedich




Extrait de Vrac de Vie en vrac... 2015



jeudi 26 février 2015

A mon Ami François,



Pour Jolie Fleur,
François, j'ai peur... 



Pour quel demain ? 


Tu as les ongles ébène, l’effluve moisissure, 
Ton visage ridé n’est plus qu’une écorchure, 
Ton habit délavé te fait épouvantail
Et tes yeux n’offrent plus qu’un éclat soupirail,


Ta lèvre a disparu sous la gerce en broussaille, 
Tes cheveux sont poisseux, ta peau n’est que grisaille,
Seul le sang desséché colore le tableau 
D’un homme dont dès lors s’est éteint le flambeau.
     

Parfois monte ta voix qui vomit des poèmes, 
Tu rêves et tu chéris malgré tes mots blasphèmes,
Je vois même couler sur ta joue crevassée
Une larme diamant aux facettes brisées.


Puis ton regard se fixe à l’horizon mystère,
Tu pleures un chapelet de verbes et de prières,   
Tes mains se font contour d’une geste d’amour, 
Une arabesque ultime en ton coeur troubadour.


Le froid givre ta peau, à peine tu grelottes,   
Tes longs doigts entaillés sur le pavé tremblotent,
Puis l’azur de tes yeux lance un éclair de vie,
Tandis que ton corps glace en pétale meurtri.


À bientôt mon Ami.


liedich le  vingt cinquième de février 2015,